Home » General » La lutte contre le travail des enfants est une responsabilité commune

— Déclaration de la World Cocoa Foundation sur la Recherche par sondage du rapport 2013/2014 sur le travail des enfants dans les régions ouest-africaines de culture du cacao

WASHINGTON, le 31 juillet 2015 / PRNewswire — En réponse à la Recherche par sondage du rapport 2013/2014 sur le travail des enfants dans les régions ouest-africaines de culture du cacao, la World Cocoa Foundation (WCF) a formulé aujourd’hui la déclaration suivante, qui souligne combien la lutte contre le travail des enfants constitue une responsabilité commune :

La World Cocoa Foundation (WCF) est profondément préoccupée par le fait que les efforts collectifs entrepris jusqu’à présent par l’industrie du cacao et du chocolat, le gouvernement des États-Unis, les gouvernements du Ghana et de la Côte d’Ivoire, et d’autres, se révèlent insuffisants pour atteindre des réductions significatives du nombre d’enfants travaillant dans des conditions inacceptables en Afrique de l’Ouest, bien souvent dans des circonstances constitutives d’une situation de travail des enfants. L’effort de réduction du nombre de jeunes individus concernés par le travail des enfants constitue une responsabilité commune pour l’industrie, les gouvernements, les ONG, la société civile, les communautés et les familles, entre autres, et demeure une priorité majeure pour la WCF et ses sociétés membres.

Nous sommes conscients que l’obtention de réductions du travail des enfants nécessitera un effort collaboratif soutenu de la part des parties prenantes publiques et privées, notamment au travers de plateformes collectives telles que l’International Cocoa Initiative (ICI). Le travail des enfants est à la fois un symptôme et un facteur contribuant à la pauvreté, et toute approche visant à éradiquer le travail des enfants doit notamment placer l’accent sur la réduction de la pauvreté. La Recherche par sondage du rapport 2013/2014 sur le travail des enfants dans les régions ouest-africaines de culture du cacao met en évidence plusieurs signaux de progrès prometteurs, et illustre les défis qui demeurent. Cette recherche a été commanditée par le gouvernement américain, et menée par l’Université Tulane.

La WCF considère comme nécessaire la mise en œuvre de plusieurs interventions clés, afin d’accélérer de manière radicale les progrès en direction de réductions du travail des enfants, l’organisation et ses membres développant activement des programmes dans chacun des domaines d’intervention suivants :

  • Améliorer les revenus des agriculteurs, notamment en considération du fait que la grande majorité du cacao en Afrique de l’Ouest est cultivée dans de petites exploitations agricoles familiales
  • Faire participer les communautés locales à cet effort, notamment via une plus grande sensibilisation ainsi qu’une formation des exploitants agricoles et des communautés
  • Instaurer des systèmes de contrôle et de résolution du travail des enfants au sein de la chaîne logistique du cacao
  • Améliorer l’efficience du travail et développer un marché du travail plus formalisé pour les adultes issus des communautés de culture du cacao, en le renforçant par des systèmes réglementaires et juridiques solides
  • Étendre l’accès à un enseignement primaire de qualité pour tous les enfants

Les données du sondage de Tulane collectées lors des saisons de récolte du cacao 2013/2014 sont utilisées afin de déterminer l’exposition des jeunes individus au travail des enfants et aux tâches dangereuses, et les estimations fournies sont représentatives des ménages agricoles situés dans les zones de culture du cacao au Ghana et en Côte d’Ivoire. D’après la récente collecte de données, et en comparaison avec la collecte de données effectuée lors de la saison des récoltes 2008/2009, une réduction de plus de 20 pour cent du nombre d’enfants ivoiriens ayant été exposés à de nombreux types de tâches dangereuses a été constatée, une réduction de 14 pour cent du nombre d’enfants exposés à des dangers multiples ayant par ailleurs été observée au Ghana. En Côte d’Ivoire, le pourcentage de jeunes individus impliqués dans le travail des enfants a diminué en termes d’heures de travail. Aspect particulièrement notable, le nombre de jeunes individus impliqués dans le travail des enfants au Ghana a diminué de près de 30 000, avec une baisse de 9 pour cent du nombre d’enfants participant à des tâches dangereuses. Dans ces deux pays, les résultats ont été impactés par une solide croissance à la fois de la production du cacao et de la population.

Selon l’étude de Tulane, des gains significatifs se poursuivent en matière d’éducation au Ghana et en Côte d’Ivoire. Dans ces deux pays, les enfants sont plus nombreux à suivre une scolarité – au Ghana, 96 pour cent des enfants participant à la production du cacao ont suivi une scolarité au cours de l’année scolaire 2013/2014. En Côte d’Ivoire, 71 pour cent des enfants impliqués dans la production de cacao ont suivi une scolarité pendant cette même période, soit une augmentation de 12 pour cent depuis la collecte de données de 2008/2009. Les gouvernements du Ghana et de la Côte d’Ivoire appliquent plusieurs initiatives afin de remédier au travail des enfants. Au Ghana, le gouvernement a créé le Comité national de pilotage sur le travail des enfants, les Comités de district pour la protection de l’enfance coordonnés par l’Unité sur le travail des enfants, ainsi que le Programme national pour l’éradication des pires formes de travail des enfants dans le domaine du cacao. Le gouvernement ivoirien œuvre rapidement afin de rendre l’éducation obligatoire pour les enfants âgés de 6 à 16 ans, une première qui débutera en septembre 2015. La Première dame Dominique Ouattara défend sans relâche les enfants de Côte d’Ivoire, notamment via son rôle de leader au sein du Comité national de surveillance des actions de lutte contre le trafic, l’exploitation et le travail des enfants (CNS). La WCF et ses membres s’investissent dans diverses initiatives formelles et informelles en matière d’éducation. Le constat est largement admis selon lequel lorsque s’améliore l’accès à l’éducation, des réductions du travail des enfants s’observent également.

Outre les engagements significatifs de la part des gouvernements ivoirien et ghanéen, l’industrie du cacao et du chocolat investit actuellement plus de 500 millions $ dans le développement durable du cacao. L’industrie est déterminée à accélérer ses efforts collectifs afin d’atteindre des réductions du travail des enfants, de manières multiples. CocoaAction a été créée en mai 2014 par la WCF et les plus grandes sociétés mondiales du chocolat et du cacao, en consultation étroite avec les gouvernements de la Côte d’Ivoire et du Ghana, afin de faire progresser le développement durable et d’améliorer les moyens de subsistance des cacaoculteurs dans ces deux pays, plusieurs projets prévoyant d’œuvrer au sein de 1 200 communautés de culture du cacao dans les années à venir, afin de bénéficier à plus de 300 000 agriculteurs ainsi qu’à leur famille.

CocoaAction, plusieurs programmes existants de la WCF, d’autres initiatives conduites par l’industrie, ainsi que des interventions menées par l’ICI s’efforcent de réduire l’existence de pratiques agricoles qui, jusqu’à présent, impliquent trop fréquemment la participation d’enfants. Ces efforts comprennent les éléments suivants :

  • Programmes de soutien aux activités éducatives en Côte d’Ivoire, qui bénéficient à plusieurs dizaines de milliers d’enfants au sein des régions cultivant le cacao
  • Programmes de renforcement de la protection des enfants au sein des communautés de culture du cacao, tels que les programmes appliqués par l’ICI, dont les démarches effectuées dans plus de 500 communautés depuis 2007 ont permis d’améliorer l’accès à une éducation de qualité pour plus de 50 000 enfants
  • Mise en place d’écoles axées sur la discipline agricole, et plus grande sensibilisation des agriculteurs autour des risques et dangers liés au travail des enfants
  • Formation d’équipes composées de professionnels, chargés d’appliquer des produits agrochimiques aux cacaoyères au sein de régions dans lesquelles des enfants participaient auparavant à cette tâche
  • Conduite de sessions d’information sur la sensibilisation au travail des enfants, qui, rien que pour l’année 2014, ont réuni plus de 12 000 agriculteurs et 35 000 membres de communautés
  • Au sein des champs écoles paysans, démonstrations des bonnes pratiques relatives à l’utilisation des sprays de pesticides, touchant 24 coopératives et 11 000 agriculteurs
  • Formation des cacaoculteurs sur l’ouverture des cabosses de cacao grâce à des maillets en bois plutôt qu’avec des machettes, pratique qui se révèle non seulement plus sûre, mais qui contribue également à améliorer la qualité du cacao et les rendements
  • Aide à la formation et à la certification de près de 400 000 agriculteurs de Côte d’Ivoire et du Ghana, grâce à des études externes démontrant que les enfants d’agriculteurs certifiés se rendaient 30 pour cent plus à l’école que les enfants d’agriculteurs non certifiés

Le point fort de CocoaAction réside dans une combinaison alliant développement et productivité des communautés à une volonté d’élever le niveau de revenus des exploitations agricoles, approche qui constitue un moteur majeur du changement dans les communautés de culture du cacao. La WCF est persuadée qu’une collaboration étroite et continue entre tous ceux qui partagent une responsabilité dans la réduction du travail des enfants en Afrique de l’Ouest, parmi lesquels les gouvernements des États producteurs de cacao, en parallèle d’une implication durable de la part du département américain du Travail ainsi que d’une participation du Congrès, aboutira à une durabilité accrue dans le secteur du cacao ainsi qu’à des réductions nécessaires du travail des enfants.

Pour organiser une entrevue avec la direction de la WCF à ce sujet, y compris auprès du président Bill Guyton et du chef de projet de l’African Cocoa Initiative Sona Ebai de la WCF, veuillez contacter Sara Neumann à l’adresse sara@cfoxcommunications.com ou au +1 (301) 585-5034.

À PROPOS DE LA CULTURE DU CACAO EN AFRIQUE DE L’OUEST
Le cacao est un véritable mode de vie ainsi qu’une source de revenus majeure pour au moins 3 millions d’agriculteurs d’Afrique de l’Ouest. D’après certaines estimations, près de 20 millions de personnes dans la région dépendent de cette culture, que ce soit en raison du soutien que leur apportent les cacaoculteurs et/ou par l’implication d’autres parties prenantes de la chaine logistique du cacao, incluant le commerce, le transport et le traitement. La grande majorité de cette culture s’effectue au sein d’exploitations agricoles familiales de taille réduite (de 5 hectares au maximum), situées dans les zones isolées et sous-développées de quelques-uns des pays les plus pauvres de la planète. La Côte d’Ivoire et le Ghana représentent environ 55 pour cent de la production mondiale.

Le cacao est une arboriculture, dont les méthodes de pousse et de récolte demeurent quasiment inchangées depuis l’introduction du cacao en Afrique de l’Ouest au 19e siècle. Pour différentes raisons, et notamment la manière dont les cacaoyers poussent et produisent de larges cabosses contenant les fèves si prisées, les processus de culture, de récolte et de premier traitement après récolte ne font intervenir qu’une faible mécanisation. L’embauche de main-d’œuvre extérieure en appui des récoltes ne constitue souvent pas une option, compte tenu des coûts relativement élevés s’y rattachant. Ainsi, comme cela est souvent le cas dans les petites exploitations agricoles familiales du monde entier, les cacaoculteurs d’Afrique de l’Ouest se tournent en premier lieu vers les membres de leur famille pour aider à un large ensemble de tâches agricoles. Il est probable que cette approche ait été héritée du mode de vie des précédentes générations de cacaoculteurs.

À PROPOS DE LA WORLD COCOA FOUNDATION
La World Cocoa Foundation (WCF) est une association de membres internationale qui promeut le développement durable dans le secteur du cacao. La WCF fournit aux cacaoculteurs le soutien dont ils ont besoin pour cultiver un cacao de meilleure qualité tout en renforçant socialement et économiquement leur communauté. Les 109 membres de la WCF comprennent de grandes et petites sociétés opérant dans le domaine du cacao et du chocolat, ainsi que d’autres entreprises de la chaîne logistique, représentant plus de 80 pour cent du marché mondial du cacao. Les programmes de la WCF bénéficient aux exploitants agricoles et à leur communauté dans les régions de culture du cacao en Afrique, en Asie du Sud-Est, et sur le continent américain. Pour en savoir plus, rendez vous sur www.worldcocoafoundation.org ou suivez-nous sur Twitter et Facebook.

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